LA
FABULEUSE HISTOIRE Depuis près de 77 ans, le Carrousel de Paris, célèbre cabaret parisien, est devenu au gré des modes, le music-hall le plus éclectique de la capitale. L’histoire
commence en 1926, à deux pas du Moulin Rouge, grâce au comte
Albatino qui crée pour Joséphine Baker le cabaret appelé
"Chez Joséphine", et celui-là même qui allait
devenir quelques années plus tard le dîner spectacle paris
du Carrousel de Paris. En 1938, Bourvil passe la porte du Carrousel pour participer à un radio-crochet qu’il gagnera avec "Ignace", transformant la Maison en café théâtre parisien ; Léo Ferré y donnera ses premiers concerts, ainsi que Bécaud qui ne laissera de traces qu’en tant que pianiste-acompagnateur. Mais les squetches et les pitreries de Bourvil ayant fait des émules, il y eu de plus en plus d’artistes comiques pour s’essayer sur ce qui allait devenir la scène la plus folle de tout Paris. On
ne compte plus les vedettes qui ont joué sur la scène du
Carrousel, on se souvient de Brassens, qui en 52, essaie son tour de chant
juste avant Bobino quelques mois plus tard. Boby Lapointe, lui, débarque
un beau jour, et crée en moins de temps qu’il ne faut pour
l’écrire, un véritable spectacle burlesque, mélangeant
les genres et allant jusqu’à faire manger et danser les rares
spectateurs présents ce soir-là : le restaurant discothèque
genre Cesar Palace, était né, et avec lui, l’organisateur
de spectacles. Quant
à Serge Gainsbourg, déjà ivre, (mais pas encore de
gloire !), on se souvient l’avoir vu commencer son tour de chant
avant de l’interrompre brutalement à cause d’un spectateur
un peu bruyant. Ce soir-là, l’assistance restera sur sa faim.
Et puis c’est le début des années 60 ; Jean Ferra
y crée "ma môme", et Nino Ferrer, lui aussi inspiré
par le jazz, y restera quelques mois. Toujours
à la recherche des attractions les plus en vogue, la direction
de l’époque choisira Coccinelle pour créer l’événement
début 70 ; tandis qu’a la belle époque Alain Bernardin
crée l’illustre Crasy Horse, tout Paris se presse alors pour
admirer la 1ère transexuelle à se donner en spectacle, version
diner-spectacle burlesque. Forcément, ça changeait un peu
du Lido ! Jusque
dans les années 80. Il crée également le restaurant discothèque Paris, organise des événements privés ou publics, des soirées à thème, ou même des vernissages ; (pour faire un pied de nez au Carrousel du Louvre !). Pas d’interdit, les meilleurs comiques y font leur show : Mathieu, Olivier Lejeune, Gérald Dahan, ou Bernard Mabille, quand à Lagaff, ou Michel Leeb, n’oublions pas qu’ils ont débuté au Carrousel il y a quelques années… «Tout est possible…» dira Samy, le patron aux grognements connus de tous, aux conservateurs qui voudraient garder le lieu comme il a été créé. Tantôt café theatre paris, tantôt spectacle paris, peu importe, du moment que Paris, reste et sera toujours Paris… ! Les attractions s’adaptent à l’époque, et aujourd’hui, même si le table-dance n’est pas encore à l’honneur, les girls qui dansent au Carrousel de Paris sont parmi les plus belles qui puissent exister… On se diversifie encore, et les enterrements de vie de jeunes filles ou de garçons s’organisent l’été ; l’hiver, c’est plutôt la place des soirées de sociétés et anniversaires en tous genres. Un véritable Paradis Latin… Quand à la Saint-Sylvestre et Noël, les réveillons du 24 et du 31 décembre y sont plus que jamais explosifs ! Les
grands travaux de l’an deux mil voient se transformer un théâtre
si ancien en un tout nouveau music-hall ultra-moderne sans pour autant
que le décor ne fut changé. Bonne
chance le Carrousel du Louvre… |